Après le succès des ateliers du futur menés en 2025 et 2026, où plus de 220 membres de notre communauté et de citoyens ont exploré des futurs alternatifs de l’université de demain, grâce à la littératie des futurs (UNESCO), le laboratoire à idées vous propose de passer à l’action avec les Plateformes d’Expérimentation Pédagogique Stratégiques (PEPS).
Les PEPS sont des groupes de travail collaboratifs et interdisciplinaires réunissant étudiants, enseignants-chercheurs, chercheurs, personnels et acteurs de la société civile. Elles se déclineront en 2 groupes correspondants aux deux axes thématiques qui ont été sélectionnés par un vote des participants aux ateliers du futur et des membres des comités de programme TIRIS pour l’année 2026 :
- L’intégration des contraintes environnementales : l’université comme lieu de réflexion et d’actions dans la transition écologique.
- Les besoins sociaux et sociétaux de toutes et tous : favoriser les liens entre la société et l’université.
Les objectifs de ces plateformes sont de :
- renforcer les liens inter-établissements, inter-services, inter-statuts, université-société pour permettre une capacité d’action collective ;
- mettre en œuvre une réelle démocratie participative en offrant un espace d’expression horizontal dans un cadre approprié ;
- aboutir à des propositions concrètes pour faire de l’université un laboratoire d’expérimentation en lien direct avec les besoins sociétaux ;
- renforcer la légitimité, la pertinence sociétale et le sentiment de responsabilité de l’enseignement et de la recherche face aux problématiques complexes ;
- faciliter l’émergence de formats de formation innovants, modulables et interdisciplinaires adaptés aux défis d’un monde en transition ;
- partager les savoirs, les ressources et monter en compétences (littératie des futurs, pensée systémique, innovations sociétales, conduite du changement).
Participants :
Les PEPS sont ouvertes à tous !
Que vous soyez étudiant, enseignant-chercheur, chercheurs, personnel administratif ou citoyen, votre voix est essentielle pour transformer nos réflexions en solutions concrètes pour l’avenir de l’enseignement supérieur toulousain.
Deux groupes, correspondant aux deux axes thématiques, d’une trentaine de personnes sont en cours de constitution sur la base du volontariat.
Les 7 temps des PEPS :
La démarche s’articulera autour de 7 temps clés pour guider chacun des deux groupes de travail, de février à juillet 2026 ; chaque séance se déroulera sur une demi-journée :
- Séance de présentation de la démarche (12/02) : séance ouverte à l’ensemble de la communauté
- Séance d’alignement en présentiel : identifier notre destination et nos valeurs partagées sur chacune des thématiques (20 et 23 mars en fonction de l’axe choisi)
- Cartographie du système : comprendre les interactions entre les acteurs au sein de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et le contexte local
- Étapes de propositions d’idées : explorer les possibles (phases itératives avec différents formats d’activités pour stimuler l’imagination)
- Sélection des propositions : analyses des solutions les plus pertinentes
- Chemin d’impact : planifier les actions concrètes et les étapes de transitions
- Élaboration de la feuille de route en présentiel (02/07) : harmoniser l’ensemble des actions des 2 groupes de travail pour proposer une feuille de route à la communauté universitaire

Inscriptions
Si vous souhaitez participer, merci de compléter le formulaire suivant :
https://enquete.univ-toulouse.fr/index.php/125862?lang=fr
Candidatures ouvertes jusqu’au 16 mars 2026, sous réserve de places disponibles.
Importance de la prospective pour l’enseignement supérieur et la recherche :
L’université et l’enseignement supérieur doit adopter une vision long terme qui lui permette de renforcer sa résilience et son agilité stratégique pour qu’elle ne subisse plus les changements, mais qu’au contraire elle devienne un « laboratoire vivant» au service d’une transition juste, équitable et durable. La prospective aide à comprendre que l’obsession de la certitude est contre-productive et permet de considérer l’incertitude comme une source de nouveauté et de liberté.
Le recours à la prospective est essentiel pour :
- Décloisonner l’institution pour mieux appréhender la complexité et l’incertitude : La démarche prospective permet de bâtir des ponts entre les disciplines, les établissements, les différents acteurs (étudiants, personnels, enseignants, chercheurs) et la société civile (citoyens, associations, entreprises…).
- Permettre une meilleure pertinence et adéquation des formations et des champs de recherche aux besoins futurs de la société. Les universités doivent dépasser la simple transmission de savoirs pour cultiver la disposition à la transformation.
- Lutter contre l’inertie et l’éco-anxiété : En offrant un espace pour penser au-delà des scénarios anxiogènes, la prospective transforme le sentiment d’impuissance en un pouvoir d’agir collectif et en attitudes engagées. Elle redonne du sens aux métiers de l’enseignement et de la recherche dans un contexte de crises globales.
- Réduire nos biais organisationnels et cognitifs : La pratique consciente du futur permet de diminuer les biais de continuité ou de fréquence qui poussent à croire que le futur sera identique au passé, évitant ainsi des décisions inadaptées. Elle favorise également une culture de décision plus participative et horizontale, où chaque voix compte sur un pied d’égalité car « en matière de futur, il n’y a pas d’experts ».
Pour en savoir plus sur la démarche :
Télécharger le livret d’accueil pour les participants
Visionnez le webinaire de présentation :
Et réécoutez les deux podcast sur CampusFM :
- Quelle place pour la prospective dans l’enseignement supérieur >
- TIRIS, ateliers du futur et les PEPS >
Galerie photos : retour sur la séance de lancement
